Le bon bilan du 5e festival du cinéma des lycéens

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Le cinéma permet une ouverture au monde et de comparer nos sociétés.

Le cinéma permet une ouverture au monde et de comparer nos sociétés.

Pour la cinquième année consécutive, les élèves du Lycée La Découverte ont pu organiser un festival de cinéma à la Strada.

Il s'agissait de proposer aux élèves un ensemble de quatre films, sur deux soirées, le lundi 29 et le mardi 30 mai.

Ces films ont fait l'objet d'un débat et d'une analyse, les élèves étaient guidés par Valérie Sabotier (conseillère principale d'éducation du lycée) et Rémy Romain (responsable de l'atelier cinéma).

Le jury était composé d'une quinzaine d'élèves de la seconde à la Terminale, du bac général au bac professionnel.

L'intérêt de ce genre de manifestations est de permettre d'éveiller la sensibilité du jeune public et de proposer des films assez exigeants.

L'héroïsme féminin

Cette année, quatre films avaient été retenus : «Fatima» de Philippe Faucon ; «Au delà des montagnes» de Jia Zhanghe le premier soir, et «Companieras» de Gautier et Ortiz ; «Tout en haut du monde» de Rémy Chayé le second soir. Ces films s'articulaient autour du thème de l'héroïsme féminin.

L'occasion également d'offrir un panorama du cinéma contemporain et de traverser les genres. Ce type de projections permet de donner aux élèves des instruments esthétiques pour penser le monde et peut-être pour mieux le percevoir. De la Chine en devenir de Zangkhe jusqu'au voyage initiatique du film d'animation, le jeune public de Decazeville pouvait ainsi feuilleter les images du contemporain et d'une réalité parfois douloureuse. La question de la condition féminine offre une lecture assez fine des enjeux démocratiques et du progrès social, comprendre la permanence ou la résistance d'un modèle de pensée à travers la violence faite aux femmes.

Mais il s'agit également de saisir un point essentiel, la façon dont le cinéma réinvente et «possibilise» l'histoire à travers l'image de l'héroïne féminine.

Le choix des élèves s'est porté sur le film d'animation, une façon pour eux, certainement, de laisser la place au rêve et à l'imagination créatrice.

Le cinéma est peut-être encore ce dernier lieu où le pacte de croyance avec le réel peut se constituer. Il est à noter que ce festival n'aurait jamais pu avoir lieu sans le concours d'Arnaud Segond et de la Strada

La Dépêche du Midi

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par admin lgtdecaz le 13 juin 2016 à 15:10

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