La Cantatrice Chauve : Critique mise en scène - janvier 2017

Catégorie : sorties

► Lundi 16 janvier, entre 13h30 et 16h, les élèves de 1re se sont rendus à la salle Yves Roques de Decazeville pour profiter d'une représentation de la célèbre pièce La Cantatrice Chauve d'Eugène Ionesco, mise en scène par Georges Gaillard et d'une durée d'1h25. ◄

Cette mise en scène est restée globalement fidèle à la pièce originelle, de par les dialogues ayant subi peu de modifications, mais le metteur en scène a également pris quelques libertés : c'est avec surprise que nous nous sommes rendu compte que le décor imaginé par Ionesco, supposé être un salon bourgeois anglais, se transforme en jardin avec deux transats, une table et quelques éléments renvoyant à l'extérieur. En résumé, un décor moderne certes, mais assez simple et vide, contrastant avec l'absurdité de tout ce qui l'entoure. On aurait peut-être préféré plus d'éléments, et plus de fantaisie. Décor : 5/10

Les acteurs ont été drôles et attachants, mais n'ont peut-être pas su s'imprégner complètement de leur personnage. Mme Smith en faisait parfois trop, et certaines répétitions sensées être comiques devenaient lourdes. En revanche, le jeu de scène entre les personnages du pompier et de la bonne était bien mis en scène. D'ailleurs, ce sont eux qui ont le mieux joué. Interprétation : 6.5/10

Les enjeux de la pièce, ou plutôt de l'anti-pièce, sont très explicites. Anti-pièce car les acteurs ont, à deux reprises, fait exprès d'oublier leur texte. L'idée de faire de Mr Martin la fameuse cantatrice chauve était excellente et, pour finir, la musique, qui tient un rôle important, était moderne, en raccord avec le décor. Côté bruitages, les coups de mitraillette en coulisse à la fin de la représentation ont été particulièrement surprenants et violents. Enjeux : 8/10

En résumé, la pièce n'était ni mauvaise ni vraiment décevante, on a même passé un très bon moment. Mais elle pourrait être beaucoup mieux, après une révision de quelques détails.

Note finale : 6.5/10

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par Mathilde KART-- BENTRARI le 24 janv. 2017 à 15:23

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